The Smashing Pumpkins | Adore

J'aurais aimé parler de Chavez et du formidable travail de renouvellement du socialisme et de la démocratie accompli au Venezuela, alors qu'il est totalement diffamé par les médias traditionnels en Europe. Je citerais simplement La voix du sud, le blog d'un journaliste au cœur même de la révolution bolivarienne, directement au Venezuela. Et pour ceux qui aiment les petites histoires, on pourra lire les instants décisifs du coup d'État contre Chavez racontés par Fidel Castro ou bien l'intervention de Chavez à l'Assemblée générale de l'ONU au cours de laquelle il qualifie Bush de « diable » et de « tyran ».

J'aurais aussi pu parler de cet article sur le capitalisme et les libertés qui m'interpèle depuis si longtemps et qui aurait mérité une note à lui tout seul... Ou tout aussi bien de Sarkozy le Médiatique qui fait même parler de lui quand il est en vacances, mais il n'a visiblement pas besoin de moi pour se faire mousser. Sarkozy le Colonialiste en revanche est resté bien discret dans les médias (lire ici ou pour les réactions africaines)...

J'aurais pu parler de la pollution du Rhône par les PCB... mais on en parle déjà ici et . Décidément, le Rhône n'est pas un long fleuve tranquille... Signalons simplement au passage que les zones de captage de l'eau potable qui alimente Lyon sont en aval de la source de pollution ; en clair, il est plus que probable que ce qui sort de nos robinets est très fortement pollué !

J'aurais pu parler du Vélo'V et de tout le bien que j'en pense (rapide, écologique et économique à la fois !) mais le Vélib a cassé l'effet d'annonce. Et depuis que je sais pourquoi le système n'est pas toujours très fiable (avec en illustration un très beau BSOD de chez MS Windows) : Messieurs de chez JCDecault, si vous voulez plus de fiabilité, nul besoin de chercher très loin...

J'aurais d'ailleurs pu parler de Veni, Vidi, Libri (VVL) et de la lente mais inexorable avancée du Libre... Mais finalement, le temps que je ne passerai plus ici me donnera peut-être l'opportunité de leur en accorder plus.

J'aurais pu parler de l'initiative conjointe entre Universal et le Neuf pour proposer une plate-forme de téléchargement illimité de musique (bourrée de DRM, cela va de soi). Initiative qui montre bien qu'Universal ET les politiques se foutent bien de nous et en particulier des ayants-droits qu'ils prétendent défendre, après avoir dégagé de l'Assemblée nationale un projet de licence globale il y a de cela 1 an et demi lors de l'examen de la loi sur les droits d'auteurs. On se souviendra d'ailleurs qu'un amendement peu favorable avait été fortement poussé (au point d'en tirer son nom) par Vivendi, maison-mère d'Universal (!). À la différence de cette nouvelle initiative où ils seront soigneusement gardés à la discrétion d'Universal, le projet de licence globale laissait au moins au pouvoir politique toute latitude sur la redistribution des revenus liés aux abonnements...

J'aurais pu parler des heures de Partir, ce magnifique roman de Tahar Ben Jelloun, mais le Diplo l'a déjà fait et bien, alors voici en extrait les deux lettres d'Azel à son pays, le Maroc, son amour impossible qui le poursuit au loin... J'aurais aimé décrire ma fascination pour L'insoutenable légèreté de l'être, chef d'œuvre de Milan Kundera, mais rien ne peut mieux rendre hommage au génie de cet écrivain que la lecture même de ce livre... Je pourrais aussi toucher un mot sur Ratatouille, magnifique film d'animation des habitués du genre de chez Pixar dont l'histoire se déroule à Paris, mais le Monolecte est déjà passé par là et c'est très bien vu.

J'aurais aussi pu parler bouffe. La vieille France, pays par excellence de la gastronomie dont la capitale est indubitablement Lyon. La Consigne de l'Harmonie des vins aux Brotteaux pour une petite dégustation de vins accompagnés à merveille de charcuterie ou de fromages, la Crèperie du Parc à la Tête d'Or pour des crêpes et galettes admirables en terrasse, ou encore le Petit frère à Massena, modèle de cuisine française faite de variétés subtiles et de mélange de saveurs toujours nouvelles, avec une présentation digne des plus grands restaurants, le tout sans se ruiner... Ou alors l'Espagne, terre d'accueil pour les amateurs de bonne chaire. Bienvenue au Liate Lounge à Pozuelo (en banlieu madrilène) pour une dégustation sans limite de tapas, ou bien au Nipon Taro pour découvrir la cuisine japonaise, très raffinée et en même temps tellement abordable, ou encore le Kiosco de las flores pour accéder au summum de la cuisine espagnole en plein cœur de Séville...

Et puis non, pas le temps, pas l'envie, manque de motivation, il fait beau et j'ai d'autres choses à faire... Bref, je pourrais trouver plein d'excuses pour ça. À la place, je vais simplement finir ce blog-notes sur cette page blanche bien remplie...


Blank page is all the rage
Never meant to say anything
In bed I was half dead
Tired of dreaming of rest
Got dressed drove the state line
Looking for you at the five and dime
Stop sign told me stay at home
Told me you were not alone
Blank page was all the rage
Never meant to hurt anyone
In bed I was half dead
Tired of dreaming of rest
You haven't changed
You're still the same
May you rise as you fall
You were easy you are forgotten
You are the ways of my mistakes
I catch the rainfall
Through the leaking roof
That you had left behind
You remind me
Of that leak in my soul
The rain falls
My friends call
Leaking rain on the phone

Take a day plant some trees
May they shade you from me
May your children play beneath

Blank page was all the rage
Never meant to say anything
In bed I was half dead
Tired of dreaming of rest
Got dressed drove the state line
Looking for you at the five and dime
But there I was picking pieces up
You are a ghost
Of my indecision
No more little girl