Stop au terrorisme...

Anti-voitures. Les élus de la gauche n'ont de cesse, depuis le début du mandat, de décourager sans cesse l'automobiliste lyonnais. Cette maladie, bien française, s'installe avec une certaine gourmandise à Lyon. Ainsi, le Maire de Lyon n'hésite-t-il pas à multiplier les réglementations en matière de circulation tandis que dans le même temps, il ne prend pas toutes les mesures qui seraient nécessaires pour favoriser l'utilisation des transports en commun.

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Une maladie bien française... C'est grave docteur ? Moi j'appelle ça une cure vitale. Certes, tous les moyens ne sont peut-être pas pris à Lyon pour favoriser les transports alternatifs (prix des billets et des abonnements de transport en commun, grèves à répétition qui nuisent à la viabilité des TCL, sécurité en vélo via une réelle prise en compte de ce moyen de transport), mais le réseau est déjà bien suffisant et continue de se développer (en cours ou déjà réalisés : nouvelle ligne de tram Lea vers l'est lyonnais, métro A prolongé jusqu'à la Soie, prolongements des trolleys C1, C2 et C3, tram express pour relier la Part-Dieu à l'aéroport St Exupéry en 25 minutes ; à venir : extension du métro B vers Oullins, tramway T4 pour relier les États-Unis à Vénissieux, interconnexion avec le réseau ferré, etc.) ainsi que les parcs relais en têtes de lignes. Sans parler de l'effort sans précédent mis en place avec les Vélo'v qui sont quasi gratuits et répartis sur tout la ville (même si quelques problèmes de réglages subsistent encore).

Dans le reste de la tribune, Millon se bat contre le choix du tramway qui « neutralise une grande partie des rues de notre ville », contre « l'utopie d'un monde sans voiture alors même qu'il s'agit du mode de transport préféré des Français » et contre (évidemment) le Maire de Lyon qui a « pris en otage » les Lyonnais... C'est à l'heure actuelle de la mauvaise foi (ou une véritable malhonnêteté intellectuelle dans le cas de Millon) de se battre contre cette orientation.

Et Millon insiste : toute la tribune du Lyon Citoyen de mars reprend le même thème et en rajoute une couche pour bien montrer la fixation de ce groupe politique sur la place de la voiture à Lyon (n'aurait-il rien d'autre à dire ?). Il dénonce cette fois « l'idéologisme écologique irrationnel » du Maire à qui semble échapper « la réalité économique que subissent bon nombre de nos concitoyens ». En gros, les pauvres qui ont une voiture sont soumis au dictat anti-voiture de la municipalité. Ce que Millon oublie, c'est que la voiture, ça coûte cher. En assurance, en carburant, en entretien et en parc-mètre. Au final bien plus qu'un simple abonnement mensuel aux TCL, qui coûte 44€ en conditions normales, 30€ pour les étudiants et même 8 ou 16€ pour les jeunes chômeurs, bénéficiaires du RMI et autres revenues très faibles. Quand au Vélo'V, c'est 10€ par an.

Personnellement, j'apprécierais même que le Maire en rajoute une couche et mette en place un péage pour le centre ville (à l'image de Londres, Rome, Stockholm ou Singapour), ou encore mieux une taxe contre les pollueurs (si ça pouvait nous aider à nous débarrasser de ces affreux 4×4 que l'on croise de plus en plus en ville).

Tout ceci me rappelle une couverture du Point en 1998, à l'époque de l'alliance de Millon avec le FN... L'hebdomadaire titrait alors : « Le cas Millon ». Cocasse quand on voit sa défense acharnée des voitures en ville...


Quasi rien à voir, mais toujours à Lyon : Gérard Collomb, Maire de la ville et Président du Grand Lyon, a signé un accord monstrueux avec Microsoft. Monstrueux quand on voit les enjeux économiques et politiques. Monstrueux concernant le manque total de recul de M. Collomb. Mais monstrueux surtout de lier ainsi une ville, son tissu économique, ainsi que des aides internationales à une multinationale en position de monopole abusif partout où elle pose le pied.
Les explications en détails du principal intéressé (qui se passent de tout commentaire), interviewé par Veni, Vidi, Libri, une association en faveur du libre qui a le vent en poupe.

À l'heure où notre gouvernement finalise le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) encourageant l'utilisation de formats ouverts, c'est un choix difficile à comprendre... Ceci dit, peut-être que cela explique les retards de mise en place du RGI...