Au sujet de sa volonté de créer un grand Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, Nicolas Sarkozy déclare :

« Je veux clairement lier l'immigration qui va venir et l'identité qui est la nôtre pour dire à ceux qui vont venir qu'ils doivent adhérer à des valeurs qu'ils vont enrichir de leur propre identité et sur lesquelles nous ne sommes pas prêts à transiger. »

Visiblement, le bonhomme n'est pas effrayé par les possibles dérives créées par l'amalgame entre les 2 notions... N. Sarkozy est de droite, il a donc une haute idée de la République et est le premier à défendre les valeurs républicaines que sont « la laïcité, l'égalité homme/femme, la liberté pour une femme de se marier avec qui elle veut, de ne pas être sous le contrôle de son grand frère » (puisqu'il est évident que ces problèmes sont tous liés et que la solution est la création de ce ministère). En plus d'être un grand républicain, N. Sarkozy est également un grand démocrate et se permet de donner des leçons de démocratie à ses principaux détracteurs :

« Je ne vais pas prendre des leçons d'une gauche qui a utilisé le FN pendant des années pour gagner les élections. Quant au centriste François Bayrou, il est prêt à introduire la proportionnelle aux législatives et donc prêt à ce qu'il y ait un groupe FN à l'Assemblée. »

À l'entendre, la droite ne doit ses défaites qu'à l'utilisation du FN par le PS. Plus grave, selon N. Sarkozy, un groupe politique qui pèse 15 à 18% des voix n'a pas sa place à l'Assemblée nationale.


Bigre, ça fait froid dans le dos tout ça...