En effet, depuis le début de l'année 2007, les manifestations ont repris dans toute la Grèce, paralysant plus de la moitié des Universités et Hautes Écoles, soutenues par plus de 40 000 étudiants. La cible principale : contrer la remise en question législative de l'asile universitaire. Plus largement, il s'agit bel et bien d'une lutte contre la privatisation annoncée du système éducatif grec.

« En se basant sur une série de problèmes dans l'enseignement public (bureaucratie, clientélisme, mauvaise gestion, recherche scientifique limitée, professeurs poussés vers le privé, matériel nécessitant une modernisation, etc.) qui sont vrais et en se cachant derrière les « contraintes mises par l'Union Européenne » et les « éventuelles sanctions qui pèseront lourd sur la famille populaire », le gouvernement propose la flexibilisation du système d'enseignement et la création d'un marché. A savoir, permettre la création des établissements non étatique et sans but lucratif qui sera en concurrence avec les établissements publics. »

En Grèce, l'enseignement est gratuit pour tous, et les étudiants sont justement subventionnés à tous niveaux (restauration, transports, culture, ...). Les étudiants ont bien saisi le risque de cette privatisation qui ne dit pas son nom, et sont désormais soutenus par les professeurs, une bonne partie des recteurs des universités, ainsi que les enseignants du primaire et du secondaire.

À nouveau loin des médias traditionnels, cette lutte pour une éducation pour tous et de qualité continue.

Plus d'infos à lire ici.