Pakistan, l'ombre des Talibans

Les Talibans ont le contrôle total de 2 des 7 zones tribales du Pakistan, dans le Waziristan le long de la frontière avec l'Afghanistan. Ils y font régner la terreur et le chaos, tout en chapeautant un réseau de combattants. Al-Qaïda y est omniprésente et prêche le djihad contre les forces impériales, profitant des camps d'entraînement et des 3 000 à 10 000 combattants présents dans la zone. L'Afghanistan tout proche est bel et bien l'objectif.

État des lieux, entre obscurantisme et embrigadement :

Dans les rues de Tank, ville de 30 000 habitants, située à moins de 400 km d'Islamabad, à l'entrée de la zone tribale du Sud-Waziristan, on n'entend plus de musique. Les enfants ne jouent plus aux cerfs-volants et les quelques femmes qui osent encore sortir ne se hasardent pas. Après 17h, des Talibans armés patrouillent dans les rues vides.

La suite à lire sur RFI.

Comment les Talibans ont repris l'offensive

Dans le même temps, les combattants talibans ont repris des forces en Afghanistan. Malgré la présence de 33 000 soldats dorénavant sous contrôle de l'OTAN, le pays est la cible d'offensives régulières des Talibans qui étendent de plus en plus leur influence (hors Kaboul). Entre guérilla et jeu du chat et de la souris, les combattants talibans prennent peu à peu la mesure de forces alliées sur-équipées mais finalement inefficaces dans cette guerre.

Depuis la mi-juillet 2006, les Talibans semblent remporter des succès dans le Sud. Ils s'emparent tous les jours de nouveaux districts (Musa Qala, Sagin, Panjwai...). Les forces de la coalition peuvent certes reprendre ces positions. Mais ce jeu de cache-cache ne saurait durer longtemps. Les Talibans comptent raisonnablement occuper le sud-ouest bien avant l'hiver...

La suite à lire sur le Monde Diplomatique.


Les États-Unis, entraînant tous leurs alliés dans la déroute, sont en train de perdre pied en Afghanistan, alors même qu'ils sont incapable de rétablir la situation en Irak. L'Histoire ne devrait pas se souvenir de Georges W. Bush comme d'un grand chef de guerre, mais bien plus comme d'un pyromane complètement irresponsable...


Lire en ce sens cet article édifiant (Des guerres asymétriques au « chaos constructif »), sur le site du Diplo également.