Les Infiltrés, c'est l'histoire de Colin Sullivan, policier exemplaire qui agit pourtant en sous-marin d'un gang d'irlandais de Boston. À l'abri du danger physique, mais pas des trahisons ou des découvertes, il mène une double-vie avec la psychologue de l'équipe, complètement abusée. Il est un jour chargé d'arrêter le chef du gang qu'il couvre secrètement.

Non, pas vraiment. Les Infiltrés, c'est l'histoire de Billy Costigan, flic issu d'une famille de la pègre irlandaise, qui pousse son devoir jusqu'à s'infiltrer en complet anonymat dans le dit gang de truands. Il y joue sa vie quotidiennement, en n'étant couvert que par un inspecteur et son adjoint, les seules personnes à savoir la vérité. La psychologue de la police croisera sa route (voire plus) et sera son seul point d'appui. Son rôle, démasquer le chef du gang, pour le coffrer pour de bon.

Non, toujours pas. Les Infiltrés, c'est l'histoire de Frank Costello, un chef de gang irlandais tout puissant, qui contrôle le quartier, ses commerces et ses habitants. La police cherche à le faire tomber depuis des lustres, sans réussite. Gangster vieillissant sans pitié ni morale, prêt à tout pour conserver son influence, il a déjà préparé la relève pour conserver son pouvoir.

En fait, Les Infiltrés, c'est surtout le dernier film de Martin Scorcese, qui met en scène Leonardo Di Caprio (Billy Costigan), Matt Damon (Colin Sullivan) et Jack Nicholson (Frank Costello), fers de lance d'une distribution impeccable (mention spéciale à Leonardo Di Caprio au bord de la crise de nerfs).

Pour résumer, Les Infiltrés c'est l'histoire de personnes forcées d'effacer leur identité pour protéger leur camp. Leur vie s'accélère quand le camp adverse se rend compte de l'existence d'une taupe parmi les leurs ! Entre doubles-jeu, trahisons, mensonges et faux-semblants, Martin Scorcese signe là un film extrêmement brillant et tendu, qui ne laisse pas un moment de répit du début à la fin (on peut reprendre son souffle après 2h30 passées crispé sur sa chaise). Un polar implacable comme je n'en avais pas vu depuis longtemps, avec une fin à couper le souffle !