Les hors-la-loi du Dadvsi

Le 19 septembre dernier, 3 personnes se sont livrées volontairement à la justice (lire le compte-rendu ici). Leurs crimes ? En vrac, ces personnes ont :

  • lu des DVDs sous Linux
  • contourné la protection d'un DVD pour le lire sur un baladeur vidéo
  • contourné la protection de fichiers audios (achetés sur iTunes et FnacMusic) pour les lires sur un baladeur audio
  • créé une page web pour expliquer comment contourner ces protections
  • traduit un logiciel de contournement de protection.

Et oui, depuis la loi DADvSI, tous ces faits sont des crimes, passibles de 750€ à 30 000€ d'amende et jusqu'à 6 mois de prison.

Mais alors, qu'est-ce qui a pris ces braves gens ? Simplement l'envie de démontrer la nocivité de cette loi, ainsi que son inapplicabilité ! Aux dernières nouvelles, rien de nouveau. Wait & see et bonne chance les gars !

Pour ceux qui auraient un abonnement aux archives du Monde.fr, ils en parlent ici.

Un internaute condamné à 2.000 euros d'amende pour mise à disposition de 2 fichiers

En voilà un qui sait en revanche à quoi s'en tenir. Le premier condamné depuis l'adoption de la loi DADvSI a écopé de 2000€ d'amende pour la mise à disposition de 2 fichiers audio (soumis au droit d'auteur) par le logiciel eMule (ce qui fait 1000€ par fichier, oui oui !). Circonstance aggravante, cette personne contenait plus de 5000 fichiers de musique sur son disque dur (même s'ils n'ont pas été pris en compte lors du procès, puisqu'il est impossible de prouver leur illégalité).

Le mot de la fin pour la Spedidam :

« Un mois après l'adoption de la loi Dadvsi, qui a vu fleurir de beau discours ministériels promettant de ne point châtier les petits téléchargeurs, la véritable volonté des ennemis du peer-to-peer resurgit clairement: réprimer, réprimer, réprimer. »

Microsoft et les DRM : oh la jolie arnaque !

MSN Music est mort, vive Zune Marketplace ! Tristan Nitot le raconte très bien :

MSN Music ferme ses portes. La mauvaise nouvelle, c'est que les chansons achetées sur ce service ne seront pas lisibles sur Zune, la nouvelle technologie de Microsoft en terme le lecteurs multimedia. Autrement dit, l'ancien DRM Microsoft ne sera pas compatible avec le nouveau DRM Microsoft. Ca fait mal aux consommateurs, et ça démontre exactement que les contenus, les oeuvres, ont une durée de vie supérieure à celles des technologies et de l'intérêt que les entreprises de technologie leurs porte. Comme le dit joliment Boing-Boing :

Vous avez été con d'acheter de la musique sur MSN. Vous seriez maso si vous en achetiez pour Zune.

Version originale :

You were a sucker if you bought MSN Music tracks. You're a masochist if you buy Zune tracks.

Est-ce un clou de plus dans le cercueil du DRM ? Je l'espère.

On en parle aussi ici (Zune : les consommateurs piégés par le DRM PlaysForSure), par exemple.

Qui veut la peau des DRM ?

Il n'y a pourtant pas que des mauvaises nouvelles... Après eMusic ou Yahoo, c'est au tour de VirginMega et de la Fnac de se lancer dans une offre sans DRM.

Il ne faut évidemment pas y voir ici une conviction de la nocivité des DRM, mais juste un simple pragmatisme économique : face à l'hégémonie de l'iTunes Music Store, les plate-formes de téléchargement alternatives doivent faire valoir d'autres arguments. L'absence de DRM comme argument commercial ? C'est aussi bon pour le consommateur !

Conclusion

Vive la musique libre ! Featuring, entre autres :