J'attendrai le suivant
Par M, dimanche 12 novembre 2006 à 12:12 - Brouillon de culture - #139 - rss
Un petit bijou de court-métrage glané sur le net. Et que ça se passe dans le métro de Lyon ne fait qu'augmenter le charme de ce film !
J'attendrai le suivant (2002 - Durée 4 min 30)
de Philippe Orreindy d'après une idée originale de Thomas Gaudin
avec Sophie Forte, Thomas Gaudin et Pascal Casanova
Meilleur Court Festival des Films du Monde Monde de Montréal
Meilleur Court Festival de Plein Air de Paris...
Toutes les informations sur ce court-métrage ici ; d'autres courts-métrages produits par La Boîte ici.
Oui, je sais que niveau licence, c'est très limite pour la reproduction sur ce blog... Je prends le risque, je trouve que ce court mérite d'être diffusé largement !
12 décembre : Sur demande de la productrice du court métrage, j'ai supprimé le court-métrage ici-même. Dommage, il n'est pas disponible à la visualisation (même dégradée) sur leur site...
13 décembre : Contactée par e-mail, la productrice Caroline Perchaud a eu la gentillesse de me répondre et d'apporter les éclaircissements nécessaires. Voici sa réponse :
Je vous remercie de l'avoir supprimé si vite.
Les courts métrages aujourd'hui coûtent cher, tout du moins pour une société de production qui est obligée de respecter le code du travail et à qui aucun fournisseur ne fait de cadeau. Comptez pour un film d'une quinzaine de minutes entre 60 et 100 000 euros minimum (tout dépend après du nombre de jours de tournage, de la complexité du scénario, etc..). Et oui... Il faut payer tout le monde, techniciens, comédiens, louer le matériel, la post production, tout est très cher et on arrive vite à des sommes importantes.
Il faut obtenir des aides (cnc, pré-achat, région), et à moins de faire un film qui marche très fort, on n'arrive pas à se récupérer.
N'oubliez pas que les réalisateurs de courts, les auteurs, les comédiens (et il y a plus de comédiens qui courent le cachet que de comédiens connus qui tournent dans des courts), reçoivent aussi de l'argent quand le film se vend, car ils ont une partie de leur salaire en participation et sont donc pénalisés si les films sont téléchargeables gratuitement. Déjà qu'en général, ils ont des problèmes d'argent, sont au chômage ou au rmi, en attendant de percer s'ils y arrivent un jour. Donc leur pourcentage sur les ventes d'un film n'est pas négligeable pour leur porte monnaie, même si ce n'est pas énorme en général.
En tant que producteur, nous essayons de récupérer un peu notre investissement en fonds propres (c'est loin d'être toujours le cas, sur 14 films produits nous avons perdu de l'argent pas mal de fois, sommes rentrés dans nos fonds deux fois et avons gagné de l'argent trois fois ce qui nous a permit de le réinvestir dans d'autres films). Le cinéma c'est une passion, mais nous ne sommes pas des mécènes non plus. Et puis l'argent récupéré comme je vous l'ai dit, permet d'investir dans d'autres films et de faire connaître d'autres talents.
Voilà, j'espère que vous comprendrez un peu mieux la position des producteurs qui défendent non pas uniquement leurs gains, mais la survie des auteurs, des réalisateurs et du cinéma en général.
Bien à vous
Caroline Perchaud

Commentaires
1. Le dimanche 12 novembre 2006 à 13:13, par acepack
2. Le dimanche 12 novembre 2006 à 14:21, par M
3. Le dimanche 12 novembre 2006 à 21:37, par acepack
4. Le dimanche 12 novembre 2006 à 21:47, par M
5. Le dimanche 12 novembre 2006 à 22:18, par acepack
6. Le lundi 13 novembre 2006 à 17:45, par Al
7. Le lundi 13 novembre 2006 à 23:08, par M
8. Le mercredi 15 novembre 2006 à 19:47, par Fannie
9. Le mercredi 15 novembre 2006 à 22:27, par la Gabacha
10. Le mardi 12 décembre 2006 à 17:42, par laboite
11. Le mardi 12 décembre 2006 à 18:11, par M
12. Le lundi 18 décembre 2006 à 14:10, par AL
13. Le mardi 26 décembre 2006 à 15:47, par marion
14. Le mercredi 27 décembre 2006 à 01:48, par M
15. Le jeudi 28 décembre 2006 à 00:20, par Krikouille
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