Comme si c'était un réel manque à gagner*. Comme si les Africains qui piratent des logiciels allaient payer immédiatement pour réparer leur larcin. Je crois pouvoir dire sans me tromper que les Africains ont mieux à faire que de placer leur argent dans des licences logicielles ruineuses. Il me semble que l'Afrique souffre un peu de la faim, des épidémies, de l'exploitation, etc.

Bref. Le mot de la fin pour Abed Hlatshwayo, responsable antipiratage chez Microsoft pour l'Afrique de l'Est et du Sud (l'emphase est de moi), sans doute un grand philanthrope :

«Nous devons changer cet état de fait, de sorte que nous puissions tous contribuer à la croissance de nos économies au travers d'un cadre légitime de protection des droits de propriété intellectuelle, en fournissant plus d'éducation, et encourageant une meilleure gestion dans le milieu des entreprises.»

Vive le Logiciel Libre.


* C'est quand même marrant comme cette rengaine «piratage = manque à gagner» revient systématiquement pour justifier des restrictions et autres atteintes à la vie privée...