Les États-Unis et leur mur de la honte.
Par M, dimanche 1 octobre 2006 à 00:49 - Décryptage et actualité - #117 - rss
Israël en a donné un si bon exemple, il était temps que les États-Unis reprennent l'initiative.
[source complète : site de l'AFP]
Les conservateurs américains ont réponse à tout. Trop d'immigration en provenance du Mexique ? Construisons un mur ! Transformons notre beau pays en un enclos fermé ! Le projet de construction d'un mur sur plus d'un tiers de la frontière avec le Mexique vient d'être adopté par le Sénat américain.
"Chaque pouce de notre frontière avec le Mexique sera défendu, soit par une clôture, soit par de la surveillance électronique", a assuré le chef de la majorité au Sénat Bill Frist.
Cette mesure s'accompagne évidemment d'un grand plan d'ensemble nourri de réflexion sur les causes de cette immigration, sur le sort des immigrés (et notamment des 11 millions de clandestins) et le flux de travailleurs non qualifiés. Et bien non. Les intégristes conservateurs ont bloqué le processus (alors même que le président Georges W. Bush en attendait bien plus !). Ce n'est presque plus une surprise...
[Le projet] est très en deçà des objectifs ambitieux du président, qui se heurte à l'aile la plus conservatrice de son parti pour faire adopter une vaste réforme migratoire alliant à la répression de l'immigration clandestine la régularisations des 11 millions de clandestins vivant aux Etats-Unis, ainsi qu'un plan pour encadrer le flux d'immigration non qualifiée venue du sud.
Ce qui est encore plus effrayant est le coût de ce bazar... 1.2 milliards de dollars affectés, plus de 2 milliards estimés...
Certains observateurs soulignent toutefois que le projet de mur souffre de difficultés de financement: le budget pour 2007 pour la sécurité intérieure dégage 1,2 milliard de dollars pour ces travaux de grande ampleur, alors qu'une précédente mesure votée par le Sénat, prévoyant la construction de moins de 1.000 km de mur, avait été évaluée au printemps à 1,8 milliard de dollars.
Le mot de la fin pour le sénateur démocrate Edward Kennedy :
"Sacrifier une bonne politique migratoire pour la commodité politique et une rhétorique de haine n'est pas seulement honteux, c'est lâche", a ajouté M. Kennedy.
Le très atlantiste Nicolas Sarkosy a trouvé là un bien bel exemple pour sa future politique d'immigration...

Commentaires
1. Le dimanche 1 octobre 2006 à 23:21, par la gabacha
2. Le lundi 2 octobre 2006 à 16:48, par ALouest rien de nouveau?
3. Le jeudi 5 octobre 2006 à 02:00, par M
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