Un ange est passé. Un événement inattendu, une étoile filante dans la nuit. Éphémère et belle, éclairant tout sur son passage. Un astre suspendu dans le temps éclipsant toutes ces vaines journées. Puis le quotidien, implacable, reprend ses droits. La comète s'efface, la rémanence ne tiendra qu'un temps.

La Norvège me tend les bras, à point nommé comme à son habitude.


Lolita nie en bloc elle navigue au loin sous
Les cils à cent lieues de se douter que les
Silences et la jalousie la guettent elle oublie
La liste et l'allonge encore elle veut s'isoler
Et alors elle s'absorbe dans la contemplation
De ses pieds.

Un ange passe
Un ange passe

Et puis son doigt décrit dans l'air des étoiles
Ou bien des éclairs elle ignore si superbement
Les sentiments les aléas de l'amour elle s'avance
Vers la fenêtre abandonnée lascive et elle
Couvre le ciel de mille signes
Étranges et inconnus de tous.

Un ange passe
Un ange passe

Désolé Lola je n'ai pas su déchiffrer le sens
Secret de tes gestes lents aérés, simulacres ou
Magie futile à moins que le vide et l'ennui
Ne s'emparent de toi Lolita et si cette bulle pleine
De rien voulait se crever enfin.

Un ange passe
Un ange passe